Les Smugglers renouent avec la victoire...pas le PSG

Publié le par Tédik

Après la déculottée concédée à Den Helder, leader du groupe, il y a trois semaines (55-12...), les Smugglers ont retrouvé le goût de la victoire dimanche dernier. Sur un score digne des années 70 (le rugby bien fermé, opaque, guerrier), à savoir 5-3, nous sommes allés battre les Pink Panthers sur leur terrain à Driebergen, à une heure d eroute d'Haarlem.

Il faisait un temps superbe pour jouer au rugby: 6 ou 7°C, sous un joli soleil d'automne, avec un bon terrain. Avec une équipe joueuse en face, tout était réuni pour un beau match. Nous avons longtemps été menés 3-0, suite à une pénalité concédée dans les dix premières minutes. Nous aurions pu égaliser juste avant la pause, mais la pénalité tentée par le Teds de 30m sur la gauche fuyait les poteaux...Dommage. Nous avons produit pas mal de jeu en première mi-temps, mais nous manquions de support et d'impact du côté des avants, et la dernière passe faisait défaut côté trois-quarts. Pour le Teds, quelques relances à effectuer et deux jolies incursions dans la ligne, malheureusement sans succès. Sur ma première relance, après une vingtaine de mètres de course en slalom, je me suis fait aplatir par l'ensemble de la troisième ligne adverse. C'est une fois sorti de sous le regroupement que j'ai senti la douleur à la cuisse gauche, consécutive à une grosse béquille...Alors que je souhaitais sortir deux minutes pour faire soigner cela, un long coup de pied adverse a contrarié mes plans et m'a forcé à une nouvelle relance...J'ai ensuite oublié ma blessure et c'est une fois les muscles refroidis que ça a vraiment fait mal. Mais alors vraiment beaucoup.

En deuxième mi-temps, nous avons enfin réussi à concrétiser notre domination par un essai. Après un coup de pied du Teds vers la droite, notre ailier récupérait le ballon suite à un rebond favorable, au nez et à la barbe de l'arrière adverse. Voyant le trou ainsi créé, le Teds a suivi l'action et reçu le ballon des mains de l'ailier. C'est un centre des Pink Panthers qui m'a ensuite plaqué, mais j'ai pu passer le ballon dans le dos à notre demi d'ouverture. Après une jolie séquence, c'est finalement l'ailier présent au départ de l'action qui débordait son vis-à-vis et allait inscrire le seul essai du match. Tentative de transformation en coin à droite pour le Teds...au ras du poteau gauche. Décidément...Restait à tenir le score - le reste du match nous a paru long, très long, mais la délivrance au coup de sifflet final n'en fut que plus belle! Avec cette huitième victoire en neuf matches, les Smugglers assoient leur seconde place au classement. Le prochain match, face à Alkmaar, n'aura lieu que mi-Janvier, ce qui nous laisse un mois de trêve...ce qui ne sera pas de trop pour soigner mes bobos.

 

Pendant que les Smugglers arrachaient une victoire difficile dans le centre des Pays-Bas, le Stade Français recevait les Anglais de Sale au Parc des Princes, pour la troisième journée de la Coupe d'Europe. Face au champion d'Angleterre, et devant plus de 44,000 spectateurs, les Parisiens ont fait un match parfait, assurant le spectacle et obtenant une belle victoire sur le score de 27 à 16. A leur crédit, quatre essais, deux par aillier: Julien Saubade d'une part, et Christophe Dominici de l'autre, passaient chacun deux fois la ligne adverse. Lionel Beauxis et David Skrela, qui se sont partagé le match à l'ouverture, assurant les points au pied. Cette victoire, qui fait suite à celle obtenue sur les Ospreys gallois, place le Stade à la première place du groupe. Dès dimanche prochain se tiendra la revanche, cetet fois en Angleterre...un sacré défi pour les parisiens, mais une victoire à Sale leur assurerait la qualification.

 

Reste à parler du PSG, qui se déplaçait dimanche soir à Lyon, pour la troisième fois de la saison. Après le trophée des champions et la coupe de la Ligue, c'est cette fois dans le cadre du championnat que les parisiens se rendaient chez le quintuple champion de France. Et pour la troisième fois, le PSG a perdu. Et pour la troisième fois, on s'est fait gentiment enfler, pour rester poli.

Tout au long de la première mi-temps, les joueurs de Guy Lacombe tiennent tête aux Lyonnais, faisant mieux que se défendre. Pas d'occasion franche, mais une solidité et une solidarité faisant plaisir à voir. Pauleta, soutenu par un bon Kalou, se démenait sur le front de l'attaque; derrière, le milieu défensif Cissé-Hellebuyck-Armand faisait merveille. Comme souvent (comme toujours?), c'est un coup du sort - matérialisé par des arbitres totalement dépassés par les évènements - qui allait mettre Lyon sur le bon chemin. A une minute de la mi-temps, Wiltord file vers le but parisien et s'écroule lamentablement. Les images montrent clairement que Sylvain Armand, revenu tacler l'inetrnational français, ne touche absolument pas le lyonnais. Alors que l'arbitre n'avait pas bronché, c'est son juge de touche, soudainement réveillé, qui agitait frénétiquement son drapeau dans un geste signifiant 'c'est lui, là, le 22 du PSG, le méchant, je l'ai vu, il a fait tomber le gentil joueur de Lyon, ouh la la, c'est pas bien, pas bieeeen'. Faute pour Lyon, donc. OK, n'importe quoi. Et carton jaune pour Armand...Il faut qu'on m'explique, alors, parce que pour vous rappeler le règlement, un joueur coupable d'une faute en tant que dernier défenseur doit être exclu. Donc soit il n'y avait pas faute et le jeu devait continuer, soit il y a faute et Armand est expulsé. Mais jamais faute et carton jaune...Joli exemple d'incompétence, vraiment. Bref, l'essentiel n'est pas là. Sur le coup franc imaginaire, les lyonnais ont la bonne idée de marquer, histoire d'énerver un peu des parisiens franchement pas vernis sur ce coup-là...La véhémence des joueurs du PSG, alors qu'ils 'raccompagnent' gentiment l'arbitre vers le vestiaire à la mi-temps, en dit long sur leur frustration. Et sur la mienne, bien évidemment. Allez, j'avoue, j'ai sorti quelques gros mots; mais bon, le bébé était couché et n'a rien entendu.

En deuxième mi-temps, le PSG est revenu encore plus volontaire sur le terrain, bien déterminé à montrer ses ressources. C'est sur un magnifique coup-franc de Pauleta dans la lucarne que les parisiens ont réussi à égaliser à l'heure de jeu. J'ai alors eu droit à ma minute de plaisir intense suite au but, cette minute courte mais si agréable où l'amour pour le club prend toute sa dimension...Ahhhh, trop bon!

Restait une demi-heure à tenir pour arracher le match nul. Les parisiens tiendront 27 minutes...A trois minutes de la fin, Landreau sortait une superbe double parade face aux attaquants lyonnais, concédant un corner. Sur celui-ci, Armand déviait le ballon sur Cris, seul au milieu des parisiens et qui n'avait plus qu'à pousser le ballon dans le but...Cruel pour les joueurs de la capitale, qui revivaient là le scénario du match de coupe de la Ligue.  A la différence près que cette fois, le joueur lyonnais n'était pas hors-jeu d'un mètre. Lyon marquera ensuite un autre but dans la minute suivante par Malouda, qui n'aura donc cessé de brouter le gazon rhodanien que pour tromper Landreau d'un tir croisé. Le reste du temps, il l'a passé à inspecter de près la pelouse, cherchant peut-être un trèfle à quatre feuilles. Je ne sais pas si c'est à cause du vent, mais il est toujours par terre, celui-là.

Voilà Paris quinzième du championnat. Tout ce qui sera retenu de ce match sera le score final, démontrant la supériorité de l'OL et l'étendue de leur carnet de chèques. De mon côté, je retiens la combativité des miens, le superbe but de ma Paulette, l'état d'esprit faisant plaisir à voir, les accélérations de Rodriguez...Et oui, les vrais supporters sont toujours là. On a beau se faire chambrer tout le temps, s'en prendre plein la tête par les journalistes, les amis et les collègues, on est toujours là, on sera toujours là...Critiquer le PSG, c'est simple, c'est une cible facile...Et puis je me dis que si vous avez tant de temps à consacrer à la critique de mon club, c'est que le vôtre ne doit pas être bien intéressant...

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