Musique

Jeudi 5 janvier 2006

 Bien que la chanson du jour soit un concept très Lolo-lien, j'ai décidé de me l'approprier pour ce site. Je présenterai chaque jour la chanson ou l'air qui m'accompagne sur mon trajet vers le boulot le matin, celle qui va me suivre toute la journée.

Aujourd'hui, 'Dakota', de Sereophonics, une chanson présente sur l'album sorti en 2005 'Language, Sex, Violence, other?'.

Tout commence par un son de synthé saturé, très 80s et qui donne la mélodie du morceau. Un rythme de batterie binaire mais assez rapide (ça doit être du 130 BPM d'après mes calculs, facile à mixer avec du rock ou du punk-rock), des guitares très pures et bien sûr la voix si particulière de Kelly Jones.

La chanson parle de plaisirs simples, d'une rencontre d'été, de promesses...'You made me feel like the one...So take a look at me now...'. Le thème de l'abandon à l'autre est également évoqué, cet espèce d'aveuglement que l'on ressent lorsque l'on rencontre quelqu'un, et que l'on serait prêt à tout pour suivre cette personne, au moins pendant quelques temps...'I don't know where we are going now...'

 

En résumé, une chanson très sympa de nos potes Gallois, qu'on a vus en concert en Octobre dernier à Amsterdam. 'Dakota' était la dernière chanson du show, dans une version rallongée avec énormément de guitares sur la fin, un son génial...

 

Par Tédik
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Vendredi 6 janvier 2006

La chanson du jour, c'est 'Wake me up when September ends', qui figure sur le dernier album de Green Day, 'American Idiot', sorti en 2005. C'est un morceau très sympa, tout en progression, et d'une rare intensité.

Ce titre aborde ces périodes particulières qui à leur simple approche ou évocation, nous rappellent des souvenirs douloureux, des moments que l'on souhaiterait oublier mais qui restent obstinément associés à une date particulière. Billy Joe Armstrong, chanteur de Green Day, utilise ainsi ce titre pour évoquer le souvenir d'un père disparu trop tôt: 'Like my father's come to pass, seven years has gone so fast' . 'Here comes the rain again, falling from the stars, drenched in my pain again, becoming who we are...As my memory rests, but never forgets what I lost, wake me up when September ends'. Il est de ces périodes que l'on souhaiterait simplement 'sauter', on voudrait s'endormir juste avant et ne se réveiller qu'une fois ce douloureux moment passé.

Musicalement, le morceau débute par un arpège très sympa de 7 notes que l'on retrouve tout au long des 4 minutes 30. Le rythme est très progressif, les guitares se révélant de plus en plus saturées, avec une distorsion grandissante à mesure que le morceau avance. La batterie est très présente, dans un style percutant et qui rythme le titre à merveille en suivant l'arpège de plus en plus fort.

 Le clip de 'Wake me up when September ends' est dans la droite lignée des dernières sorties de Green Day, c'est à dire teinté d'une attitude anti-Bush non dissimulée. Dans leur dernier live, 'Bullet in a Bible', Billy Joe Armstrong commence son concert par une déclaration sans équivoque : 'I want you to sing out so loud tonight, that every fucking redneck in America hears you!'...Dans le clip, on découvre un jeune couple très amoureux, vivant dans l'Amérique profonde. Ils doivent avoir 16 ou 17 ans et semblent chacun avoir trouvé l'âme soeur. Cependant, lorsque la jeune fille apprend que son amour s'est engagé dans l'armée pour aller en Irak, elle est désespérée et lui demande violemment des explications. Conditionné par les médias et un patriotisme exacerbé, il lui explique qu'il fait cela pour qu'elle soit fière de lui, fière d'eux...Dans le reste du clip, on le voit débarquer en Irak et commencer à combattre. Le clip se termine sur l'image de l'un de ses camarades se faisant tirer dessus. Le clip est très puissant, et le message passe très bien...La puissance musicale du morceau se retrouve dans la mise en scène alternant scènes de guerre et embrassades, au ralenti ou de façon très dynamique.

Au-delà de ce morceau, je recommande l'album en entier, il est génial...

Par Tédik
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Samedi 7 janvier 2006

 Eh oui, le Teds écoute aussi beaucoup de musique française...La chanson d'aujourd'hui, 'Le premier jour', d'Etienne Daho, est là pour le rappeler.

Sorti en 1998, ce morceau est l'un des plus symphoniques d'Etienne Daho. Quelques notes de piano pour commencer, rapidement accompagnées de cordes (violons principalement) et de cuivres dans la suite de la chanson. Le rythme est assez lent mais très entraînant; c'est un de ces airs qui vous font doucement pencher la tête d'un côté puis de l'autre. La voix grave de Daho sied à merveille à la mélodie, les intonations particulières du chanteur originaire de Dinard rendant la chanson si douce et si suave.

Chanson d'espoir, rappelant qu'on est le seul à pouvoir changer notre propre vie. Il suffit d'en prendre la décision, quelles que soient les circonstances et l'environnement: 'Un matin comme tous les autres, un nouveau pari, rechercher un peu de magie, dans cette inertie morose'. 'Mais tout peut changer aujourd'hui, le premier jour du reste de  ta vie, plus confidentielle'. A base de carpe diem, Daho rappelle les plaisirs simples et dénonce la fuite vers la consommation et les besoins finalement pas si essentiels: 'Pourquoi vouloir toujours plus beau, plus loin plus haut, et vouloir décrocher la lune, quand on a les étoiles'. Appliquez ce principe à votre relation, votre boulot, votre maison, et vous verrez que la vie n'est pas si difficile; il faut savoir se contenter de ce qu'on a. Sans jamais oublier ses rêves, il faut se souvenir que nous sommes des privilégiés.

Une chanson parfaite pour un samedi ensoleillé. Nul doute que la mélodie vous suivra toute la journée! Profitez de la  vie!

Gardons à l'esprit qu'Aujourd'hui est le premier jour du reste de ta vie'; chaque matin est un nouveau départ, un nouveau défi à relever...Et la vie est plus facile à aborder avec quelques notes de musique...

Par Tédik
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Lundi 9 janvier 2006

Un peu de douceur et de tendres caresses du soleil pour ce lundi matin, avec 'Jessie', de Joshua Kadison. Cet artiste Américain, très confidentiel en Europe, peut être considéré comme un romantique, un poète de l'Ouest Américain. Dans cet album 'Painted Desert Serenade', Joshua parle d'amour manquées, de rencontres, d'éloignement, de balades au soleil de Californie (mais c'est beaucoup plus structuré que Glenn Meideros, je vous rassure...). L'album est sorti en 1993 et revêt donc un aspect également sentimental pour moi. J'avais aperçu quelques secondes du clip sur MTV un soir. A l'époque, pas d'Internet ou de possibilité de télécharger...Il m'a donc fallu attendre un voyage à New York en Septembre 1995 pour trouver le CD.

'Jessie', c'est 5'06'' de bonheur et de douceur. Tout en piano et légères percussions (bongos, djembes, madras), Joshua évoque un couple séparé, mais aucun des deux n'arrive à oublier l'autre et à le rayer de sa vie. La fille appelle le garçon en pleine nuit pour lui proposer une balade au Mexique; elle est lassée de sa vie terne et ennuyeuse et voudrait le revoir. Lui sait à quel point accepter serait dangereux; il sait qu'il va souffrir, mais ne peut s'empêcher de continuer à rêver: 'Oh Jessie you always do this, everytime I get back on my feet...Jessie, paint your pictures 'bout how it's gonna be. By now I should now better your dreams are never free; But tell me all about our little trailer by the sea, Jessie, you can always sell any dream to me...'. Va-t-il craquer? Il semble pourtant s'être résigné à l'oublier, mais on sent que son assurance se fissure suite à cette conversation: 'We finally took your pictures down off the wall; oh Jessie, how do you always seem to know just when to call?'. A la fin du titre, on laisse les deux avec leurs rêves de retrouvailles, on imagine qu'il va sauter dans sa voiture pour la rejoindre. Quoique...

Une chanson parfaite pour débuter la semaine. Le morceau vous transporte vers les douces soirées du sud de la Californie...Laissez les notes et le soleil passer doucement sur votre peau, fermez les yeux...et montez le son...

Par Tédik
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Mardi 10 janvier 2006

Cette journée sera placée sous le signe de la tolérance, de l'accueil et du partage avec 'Pour la lumière' de Blankass. Vous ne connaissez pas Blankass? Ben c'est normal, ils ne passent pas énormément à la radio (et ne le recherchent pas non plus...)...sauf 'La croisée', qui en 2003 tournait pas mal d'abord sur OuiFM, puis sur des radios plus 'généralistes' (qui a dit 'pourries'?). Blankass est un groupe Berrichon, originaire d'Issoudun à ma connaissance. Pour les nuls en géo, c'est tout près de Châteauroux. Bon OK ça aide pas.

'Pour la lumière' figure sur le superbe album 'L'Homme fleur', sorti mi-2003. C'est une chanson très douce, mêlant un joli arpège de guitare et une mélodie d'accordéon très sympa. On retrouve bien le style de Blankass, avec cette voix si particulière du chanteur et ce rythme propre. Ce titre est moins 'pop' que les autres morceaux de l'album, qui contiennent pas mal de guitares éléctriques (mais on est loin du formatage de Louise Attaque ou Tarmac...), il agit comme une pause dans le CD. En plus, les paroles font réfléchir...

La chanson parle de la peur de l'Inconnu, celui qui n'est pas comme nous, de par son aspect, son origine ou sa condition. Dans le titre, la première interprétation  semble indiquer les 'pauvres', ceux qui n'ont rien, contre les 'riches', mais l'on s'aperçoit que le titre pourrait être appliqué à toutes les différences. 'Ce qu’il fait chaud chez vous, On y croyait qu’à peine, Ca nous rosit les joues, Et ça donne des ailes, Les feux sur les trottoirs, Et les phares dans les rues, On est ici pour voir, Ce qu’on a jamais vu'.  Alors laissons-les entrer, ces gens qui sont différents, juste parce qu'ils n'ont pas de toit; pourquoi viennent-ils? Pour nous voler? Pour nous prendre nos richesses? Pour tout salir? Non, la réponse est dans le refrain: 'On est venu surtout, Pour la lumière …Pour y goûter un peu, Pour la lumière …Pour en toucher un peu'. Ils viennent juste 'allumer leurs yeux aux réverbères'. J'adore cette phrase, elle est superbe...On va pas faire de démagogie mais à cette période de l'année, il est bon de ne pas oublier 'ces gens-là'...Pourquoi avons-nous 'peur' d'eux? 'Et pourtant vous avez, Presque aussi peur que nous, Vous devant nos haillons, Nous devant vos bijoux; On vient pour visiter, On peut sûrement passer, Un moment sans pitié, Un moment partagé...'

Un titre sur la tolérance donc, qui nous conseille de ne pas avoir peur de ceux qui ne sont pas 'comme nous'. De par son rythme et son texte, la chanson peut sembler triste; elle est en fait teintée d'espoir et de bienveillance. A méditer...

Un conseil pour écouter Blankass au mieux: partez de St-Malo en voiture, direction St-Brieuc/Roscoff, en longeant la côte Bretonne au coucher du soleil. Montez le son à fond...Et pensez à vous arrêter au Cap Frehel, c'est magnifique...

 

Par Tédik
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Mercredi 11 janvier 2006

J'ai choisi pour aujourd'hui le titre 'Madame' de Christophe Miossec, paru sur l'album 'Brûle' de 2001. Tout en mélancolie teintée de respect, Miossec décrit dans cette chanson une femme qui semble lui manquer terriblement; une personne très belle, douce et forte qu'il a connue mais à priori pas suffisamment...Les paroles peuvent s'appliquer à une maman, une grand-mère, ou encore une jolie femme que l'on aurait pas osé aborder...Personnellement, je pense à ma Mémée à chaque fois que j'entends ce morceau. 'Elle était de ces femmes qu'on embrasse sur les yeux, Dont on tombe sous le charme comme on tombe sous le feu, Elle était de ces femmes qui ne semblent pas craindre le feu
Ni le bûcher ni les flammes... Tout en elle vous rendait heureux'
. L'auteur semble vouer une véritable admiration à cette femme, peut-être physique mais surtout mentale. Comme si lui était conscient de leur connection, mais elle n'aurait pas eu le temps de s'en rendre compte, ou d'aller plus loin. On peut parler de tristesse, je parlerais plutôt de spleen, de vâgue à l'âme, ce petit pincement qu'on ressent quand on pense à un être disparu ou simplement quelqu'un qui est loin. 'Pour elle j'aurais maudit mon âme, pour elle j'aurais maudit le bon dieu, Elle était de ces femmes dont on aimerait laver les cheveux, Dont on aimerait embrasser l'âme c'est le plus grand de mes vœux...'. On sait qu'on ne peut rien y faire, il est simplement dommage de ne pas en avoir plus profité au bon moment, ou de n'avoir pu/su dire les choses essentielles.

Piano, guitares légères, trompettes en sourdine durant le refrain, le style musical rappelle celui du groupe Autour de Lucie à ses débuts, ou encore quelques titres du premier album de Bénabar. Le rythme est un peu moins soutenu que dans le reste de l'album, rendu plus dynamique par l'utilisation de banjos et de guitares électriques. Dans 'Madame', les instruments 'acoustiques' renforcent la mélancolie du morceau. On se laisse bercer durant 3'30'', un petit voyage dans le temps et les souvenirs, qui sied parfaitement à cette journée pluvieuse...

Pour en savoir plus sur cet artiste Brestois: http://www.christophemiossec.com/

Par Tédik
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